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Le Recteur de l’Université Laurentienne doit respecter le principe cardinal de la gestion universitaire qu’est la gouvernance collégiale, et renoncer à empêcher le Sénat de jouer son rôle dans la gestion de l’établissement.

Le RPF enjoint le Recteur de cesser d’enfreindre le principe cardinal de la gestion universitaire qu’est la gouvernance collégiale. Il lui demande, en outre, de fournir au Sénat, dans un délai suffisant pour lui permettre de bien faire son travail, les renseignements nécessaires pour évaluer le plan de restructuration de l’université.

Avant le 1er février 2021, date à laquelle le recteur Haché a annoncé l’insolvabilité de l’Université Laurentienne, celle-ci était gouvernée comme le sont les autres universités canadiennes, nord- américaines et occidentales : une gouvernance bicamérale avec d’une part un conseil d’administration ou son équivalent, d’autre part une gouvernance collégiale par un sénat pour tout ce qui concerne la raison d’être première des universités, soit l’enseignement et les programmes. La gouvernance collégiale est le principe fondamental selon lequel, dans les universités, les décisions en ces matières relèvent du sénat ou son équivalent. C’était avant le 1er février 2021.

Depuis cette date en effet, les entorses à la gouvernance collégiale se succèdent en accéléré à l’Université Laurentienne, plus extraordinaires et désolantes les unes que les autres :

  • Un processus décisionnel ayant pour objet ce qui relève de la seule autorité du sénat, soit les programmes d’enseignement, est en cours à Toronto, en secret, hors sénat;
  • On a laissé entendre que les six membres du sénat qui prennent part à ce processus secret l’y représenteraient, ce qui est d’une fausseté manifeste puisqu’on les empêche  de communiquer avec le sénat et, partant, de le représenter;
  • Il est de plus en plus vraisemblable que, même s’il est fort probable que le plan du recteur en matière de restructuration des programmes d’enseignement ait été conçu avant que ne commence le processus susmentionné, les membres du sénat n’en seront informés que très peu avant la réunion d’avril du sénat. Pis encore, au dire du Recteur, il est possible que le temps manque pour une discussion conséquente du plan au sénat;
  • Certaines remarques du Recteur laissent même entendre que le Sénat n’aura pas le choix d’approuver son plan de restructuration, sous peine de porter l’odieux de la fermeture de l’université.

Au désastre financier de l’Université Laurentienne s’ajoute donc un désastre au plan de la gouvernance universitaire, caractérisé notamment par la mise au rancart de ce qui en a toujours été, et qui doit continuer d’en être le coeur: la participation, réelle et éclairée, des professeurs de manière égale à la prise de décision lorsqu’il est question des programmes d’enseignement d’une université.

Nous enjoignons donc le recteur de respecter le principe cardinal de la gestion universitaire qu’est la gouvernance collégiale et, en conséquence, de fournir au sénat, dans un délai propre à lui permettre de bien faire son travail, les renseignements dont il a besoin pour évaluer le plan de restructuration de l’université.

À propos du RPF

Le Regroupement des professeur.e.s francophones de l’Université Laurentienne (RPF) est une entité indépendante destinée à donner une voix commune à ses membres dans le cadre des enjeux de l’heure liés aux affaires francophones.

Source :

Joel Belliveau, Thierry Bissonnette, Gina Comeau et Denis Hurtubise, pour le comité de coordination du RPF

Contact :

Regroupement des professeur.e.s francophones de l’Université Laurentienne

Tél.: Denis Hurtubise, 705.920.1983 ; Joel Belliveau,705.561.9221 ; Thierry Bissonnette, 705.564.9986
Courriel : regroupementprofsfrancos@gmail.com

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